Handicap et accessibilitéIndicateur 26

Indicateur 26 Qualiopi : Éviter les non-conformités liées au handicap et à l’accessibilité

L’indicateur 26 du Référentiel National Qualité est un point d’achoppement courant lors des audits Qualiopi. Il exige la mobilisation d’expertises, d’outils et de réseaux pour l’accueil des publics en situation de handicap. Cet article détaille les non-conformités typiques et fournit des clés concrètes pour les éviter.

En bref

Pour sécuriser l’indicateur 26, formalisez une procédure d’accueil et d’orientation, signez une convention avec un partenaire spécialisé (Agefiph, Cap emploi…), sensibilisez votre personnel et conservez des preuves d’aménagements réalisés. Les non-conformités portent souvent sur l’absence de ces éléments ou leur manque de traçabilité.

Définition courte

L’indicateur 26 du Référentiel National Qualité requiert la mobilisation de ressources, expertises et réseaux pour l’accueil et l’accompagnement des publics en situation de handicap.

Résumé opérationnel

Pour satisfaire l’indicateur 26, il faut démontrer que l’organisme a identifié des partenaires spécialisés, dispose d’une procédure d’accueil et d’orientation, et que le personnel est sensibilisé. Les preuves incluent des conventions, des supports adaptés et des comptes rendus d’actions. Les non-conformités proviennent souvent de l’absence de formalisation ou de preuves tangibles.

Méthode éditoriale : cette page est une synthèse informative fondée sur le Guide de lecture du Référentiel national qualité et les sources officielles de la formation professionnelle. Elle ne remplace pas l'avis d'un certificateur, d'un auditeur ou d'un référent Qualiopi. Dernière vérification : 3 juin 2026. En savoir plus.
Sommaire
  1. Rappel de l’attendu de l’indicateur 26
  2. Non-conformités les plus fréquentes
  3. Non-conformité mineure vs majeure et conséquences
  4. Les preuves qui sécurisent l’indicateur 26
  5. Plan d’action correctif type
  6. Exemple concret pour un organisme
  7. Checklist anti-non-conformité

Rappel de l’attendu de l’indicateur 26

L’indicateur 26 du Référentiel National Qualité (critère 6) stipule que le prestataire mobilise les expertises, outils et réseaux nécessaires pour accueillir, accompagner/former ou orienter les publics en situation de handicap. Concrètement, l’auditeur vérifie que l’organisme a anticipé l’accueil de personnes en situation de handicap, même si aucun apprenant handicapé n’a été accueilli récemment. Il ne s’agit pas de disposer en interne de toutes les compétences, mais de savoir vers qui se tourner et comment adapter sa pédagogie. L’exigence porte sur la formalisation d’un processus, la traçabilité des actions et la mobilisation effective de ressources externes si nécessaire. Les textes relatifs au Référentiel national qualité insistent sur une démarche proactive, documentée et opérationnelle. Une simple mention dans le règlement intérieur ne suffit pas ; il faut démontrer une préparation tangible.

Non-conformités les plus fréquentes

Les écueils rencontrés lors des audits sont souvent liés à un manque de formalisme ou à une méconnaissance de l’indicateur. Voici les non-conformités courantes, leurs causes et les mesures correctives associées.

Non-conformité constatéeCause probableAction corrective
Absence de procédure formalisée pour l’accueil et l’orientationMéconnaissance de l’exigence, manque de tempsRédiger une procédure interne décrivant les étapes (détection du besoin, consultation du référent, aménagement ou orientation) et la diffuser
Aucun partenariat identifié avec des structures spécialiséesAbsence de démarche proactivePrendre contact avec l’Agefiph, le Cap emploi ou une association locale et signer une convention ou une charte de partenariat
Preuves d’aménagements pédagogiques inexistantes ou non documentéesPas de traçabilité des actionsCréer un modèle de fiche de suivi des aménagements (nature, dates, bénéficiaire) et archiver les justificatifs (courriels, devis)
Personnel non sensibilisé au handicapAbsence de formation, oubliOrganiser une session de sensibilisation interne, conserver les attestations de présence et les supports utilisés
Référent handicap non identifié ou rôle non définiRessources humaines limitéesNommer un référent (même à temps partiel) et formaliser sa mission dans une fiche de poste

Non-conformité mineure vs majeure et conséquences

Les textes relatifs à la certification Qualiopi distinguent deux niveaux de non-conformité. Une non-conformité mineure indique un écart partiel ou ponctuel : par exemple, l’organisme dispose d’une procédure mais n’a pas de preuve récente de sa mise en œuvre, ou un partenariat existe mais la convention n’a pas été renouvelée. Une non-conformité majeure signale une absence totale du dispositif exigé : aucun partenariat, aucune procédure, aucune sensibilisation, rendant impossible l’accueil d’un apprenant handicapé dans des conditions satisfaisantes. Les conséquences sont directes : une non-conformité majeure bloque l’obtention ou le renouvellement de la certification. L’organisme doit alors mettre en place des actions correctives et solliciter un audit complémentaire. Une non-conformité mineure doit être corrigée dans un délai défini par l’auditeur ; sans correction, elle peut devenir majeure et compromettre la certification.

Les preuves qui sécurisent l’indicateur 26

L’auditeur examine la réalité des moyens mobilisés. Le tableau ci-dessous récapitule les preuves attendues et des exemples concrets.

Type de preuveExemplesFréquence d’actualisation conseillée
Convention de partenariat avec une structure spécialiséeConvention signée avec l’Agefiph, le Sameth, une MDPH ou un service d’appuiConserver une version à jour ; réviser selon la durée prévue par la convention (souvent annuelle)
Procédure interne d’accueil et d’orientationDocument décrivant les étapes, le rôle du référent, les outils disponiblesMise à jour régulière, notamment en cas de changement de personnel ou de partenaires
Preuves d’aménagements mis en œuvreFiches de suivi, courriels de demande, devis, factures d’adaptationAu fil de l’eau, dès qu’un aménagement est réalisé
Supports pédagogiques adaptés (exemples)Exemple de support en police agrandie, sous-titrage d’une vidéoÀ conserver comme illustration ; enrichir selon les besoins
Attestations de sensibilisation ou formation du personnelFeuilles d’émargement, attestations de participation, programme de la sessionAprès chaque action de sensibilisation ; à renouveler périodiquement
Liste de contacts et ressources externesAnnuaire des partenaires, plaquettes des structures d’aideMise à jour annuelle ou dès qu’un contact change

Plan d’action correctif type

En cas de non-conformité, un plan structuré permet de répondre aux exigences dans les délais. Voici les étapes clés :

  1. Analyser le rapport d’audit : identifier précisément les écarts signalés pour l’indicateur 26.
  2. Désigner un référent handicap (si ce n’est déjà fait) et formaliser sa mission.
  3. Élaborer une procédure écrite d’accueil et d’orientation des personnes en situation de handicap.
  4. Initier un partenariat avec au moins une structure experte (Agefiph, Cap emploi, etc.) et faire signer une convention.
  5. Organiser une sensibilisation du personnel (formateurs, administratifs) et recueillir les preuves de participation.
  6. Mettre en place un système de traçabilité : registre ou classeur dédié aux aménagements réalisés.
  7. Collecter et classer les preuves correspondant à chaque élément de l’indicateur.
  8. Prévoir une revue périodique pour maintenir la conformité dans le temps.

Ce plan doit être suivi d’un autocontrôle avant l’audit de suivi.

Exemple concret pour un organisme

Prenons le cas d’un petit organisme de formation en langues, qui n’a jamais eu d’apprenant avec un handicap déclaré et qui pensait que l’indicateur 26 ne s’appliquait pas. Lors de son audit initial, l’auditeur a pointé l’absence totale de dispositif : pas de référent, pas de partenariat, aucune procédure. L’organisme a mis en œuvre le plan d’action correctif suivant : nomination d’une référente handicap parmi les formatrices, signature d’une convention avec l’Agefiph après une prise de contact, rédaction d’une procédure simple en trois étapes (identification du besoin, échange avec la référente, adaptation ou orientation vers le partenaire), sensibilisation de l’équipe via un webinaire d’une heure et création d’un modèle de fiche d’aménagement. Six mois plus tard, lors de l’audit de suivi, il a présenté ces preuves et a obtenu la conformité sur l’indicateur 26. Cet exemple montre qu’une démarche concrète et bien documentée permet de satisfaire l’exigence même sans cas réels antérieurs.

Checklist anti-non-conformité

Avant votre audit, vérifiez point par point que vous disposez des éléments suivants :

Cette auto-évaluation vous aidera à anticiper les questions de l’auditeur et à corriger les derniers oublis.

Évolutions récentes

L’indicateur 26 s’inscrit dans un cadre réglementaire qui évolue, notamment sous l’influence des politiques publiques d’inclusion. Les sources officielles comme le ministère du Travail ou France Compétences publient régulièrement des guides et recommandations. Une veille sur les parutions de la Délégation interministérielle à l’accessibilité peut aider les organismes à maintenir la conformité de leur dispositif dans le temps. Dernière vérification éditoriale : 3 juin 2026.

FAQ

Qu’exige exactement l’indicateur 26 ?

Il demande à l’organisme de démontrer qu’il a mobilisé des expertises, outils et réseaux pour accueillir, former ou orienter les personnes en situation de handicap. Cela inclut une procédure interne, des partenariats formalisés et une sensibilisation du personnel.

Faut-il obligatoirement signer une convention avec l’Agefiph ?

Non, ce n’est pas une obligation réglementaire, mais c’est une preuve très solide. Tout partenariat avec une structure compétente (Cap emploi, MDPH, association locale) est recevable s’il est documenté.

Quelles sont les preuves les plus fréquemment demandées lors de l’audit ?

L’auditeur examine généralement la convention de partenariat, la procédure d’accueil, les attestations de sensibilisation du personnel et au moins un exemple d’aménagement réalisé (ou un support adapté).

Une non-conformité sur cet indicateur peut-elle bloquer ma certification ?

Oui, si elle est majeure (absence totale de dispositif). Une non-conformité mineure doit être corrigée dans les délais impartis sous peine de devenir bloquante.

Comment prouver la sensibilisation du personnel si je n’ai pas de formateur externe ?

Une sensibilisation interne animée par le référent handicap ou un document d’information commenté en réunion peut suffire. Conservez le support, le compte rendu et une feuille d’émargement.

Peut-on être conforme sans jamais avoir eu d’apprenant handicapé ?

Absolument. L’indicateur porte sur la préparation et la capacité à agir. Si vous avez une procédure, des partenariats et des preuves de sensibilisation, vous êtes conforme même en l’absence de cas concret.

Quel est le rôle exact du référent handicap ?

Il centralise les demandes, évalue les besoins avec l’apprenant, propose des aménagements et, si nécessaire, oriente vers les partenaires. Sa fonction doit être décrite par écrit et connue de tous.

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Sources : Guide de lecture du Référentiel national qualité · France Compétences. Contenu informatif, à valider par un référent Qualiopi.