Indicateur 25Non-conformités

Indicateur 25 Qualiopi : éviter les non-conformités liées à la veille pédagogique et technologique

L’indicateur 25 du Référentiel National Qualité exige une veille pédagogique et technologique structurée. Découvrez les non-conformités récurrentes et les mesures correctives pour démontrer votre investissement lors de l’audit.

En bref

Pour l’indicateur 25, il ne suffit pas de collecter des informations ; il faut un processus formalisé de veille pédagogique et technologique, avec des sources identifiées, une analyse régulière et des preuves d’exploitation. Conservez traces des décisions d’amélioration des formations issues de cette veille. Un simple abonnement à une newsletter ne constitue pas une preuve suffisante.

Définition courte

L’indicateur 25 exige la mise en œuvre d’une veille pédagogique et technologique formalisée, permettant d’actualiser les formations en fonction des évolutions du secteur.

Résumé opérationnel

Pour se conformer, l’organisme doit identifier des sources pertinentes, collecter régulièrement des informations, les analyser et tracer les décisions d’amélioration qui en découlent. Les preuves doivent montrer un processus vivant et exploité, pas une simple compilation. La démarche s’adapte à la taille et au secteur de l’organisme.

Méthode éditoriale : cette page est une synthèse informative fondée sur le Guide de lecture du Référentiel national qualité et les sources officielles de la formation professionnelle. Elle ne remplace pas l'avis d'un certificateur, d'un auditeur ou d'un référent Qualiopi. Dernière vérification : 3 juin 2026. En savoir plus.
Sommaire
  1. 1) Rappel de l’attendu de l’indicateur 25
  2. 2) Non-conformités les plus fréquentes
  3. 3) Non-conformité mineure vs majeure et conséquences
  4. 4) Les preuves qui sécurisent l’indicateur 25
  5. 5) Plan d’action correctif type
  6. 6) Exemple concret pour un organisme
  7. 7) Checklist anti-non-conformité

1) Rappel de l’attendu de l’indicateur 25

L’indicateur 25, relevant du critère 6 du Référentiel National Qualité, demande au prestataire de démontrer qu’il conduit une veille structurée sur les évolutions pédagogiques et technologiques en lien avec ses formations. Cette veille ne se limite pas à une collecte passive d’informations : elle implique une identification de sources, une analyse régulière et une traçabilité des décisions prises. L’objectif est de prouver que l’organisme s’inscrit dans une dynamique d’actualisation continue de son offre, en phase avec les pratiques de son secteur. Aucun outil ni fréquence n’est imposé par les textes relatifs à la certification Qualiopi, mais l’auditeur vérifie la cohérence et l’effectivité du dispositif sur la période audité.

2) Non-conformités les plus fréquentes

Non-conformitéCauseCorrection
Absence de processus formalisé de veilleMéconnaissance de l’exigence ou manque de structurationÉlaborer un document décrivant le processus : fréquence, sources, responsabilités
Veille limitée à un seul domaine (ex. seulement technologique)Interprétation restrictive de l’indicateurIntégrer des sources pédagogiques (nouvelles méthodes, innovations andragogiques, etc.)
Pas de preuve d’exploitation de la veilleManque de lien entre la veille et les mises à jour effectivesConserver des comptes rendus d’analyse et les décisions prises (modifications de programmes, intégration d’outils)
Sources obsolètes ou non diversifiéesRoutine sans remise en questionRéviser régulièrement la liste des sources et en intégrer de nouvelles
Veille non actualisée (preuves trop anciennes)Oubli de mise à jour périodiquePlanifier des actions de veille à intervalles réguliers et documenter
Confusion avec la veille légale ou métierMauvaise compréhension des indicateurs 23/24/25Distinguer clairement chaque type de veille et séparer les processus

3) Non-conformité mineure vs majeure et conséquences

La qualification d’une non-conformité (mineure ou majeure) relève de l’appréciation de l’auditeur, en fonction de l’écart constaté par rapport à l’indicateur 25. Une non-conformité mineure peut être prononcée si le processus de veille existe mais présente des lacunes ponctuelles (ex. preuves partielles, fréquence insuffisante). Une non-conformité majeure traduit un défaut systématique : absence totale de processus, aucune preuve tangible sur l’ensemble de la période, ou veille inexistante. Les conséquences diffèrent selon le type : une non-conformité mineure impose un plan d’action correctif et la transmission de preuves à l’organisme certificateur ; une non-conformité majeure peut entraîner un refus de certification initiale ou, en audit de surveillance, une décision de suspension ou de retrait. Dans tous les cas, le prestataire doit corriger l’écart dans les délais impartis.

4) Les preuves qui sécurisent l’indicateur 25

Type de preuveExemples concretsPoints de vigilance
Plan de veilleDocument formalisé listant les sources, la fréquence, les responsablesPersonnaliser selon l’activité ; ne pas copier un modèle générique
Liste de sourcesCaptures d’écran de sites, abonnements à des revues, inscriptions à des conférencesDiversifier et dater ; montrer l’accès effectif aux sources
Comptes rendus d’analyseSynthèse des informations collectées avec commentaires sur l’impact pour vos formationsProuver que l’information est triée et analysée, pas seulement collectée
Traces de mises à jourComparaison de programmes avant/après, fiches de modification de contenuRelier explicitement la mise à jour à un élément de veille
Agenda de veilleCalendrier avec des actions récurrentes (revues mensuelles, etc.)L’agenda seul ne suffit pas ; il doit être accompagné de traces d’exécution
Échanges avec des experts/formateursMails, comptes rendus de réunions pédagogiques discutant des innovationsDémontrer que la veille est participative et intégrée à la vie de l’organisme

5) Plan d’action correctif type

  1. Analyser l’écart : comparer l’existant avec l’attendu de l’indicateur 25 (processus formalisé, preuves).
  2. Définir un responsable de la veille pédagogique et technologique au sein de l’organisme.
  3. Établir une cartographie des sources pertinentes : sites institutionnels, revues professionnelles, salons, etc.
  4. Mettre en place un outil de suivi simple (tableau de bord, espace partagé) pour collecter et archiver les informations.
  5. Planifier des créneaux réguliers pour la veille et l’analyse, selon le rythme d’évolution du secteur d’intervention.
  6. Documenter systématiquement chaque action de veille (capture, date, commentaire) et la décision qui en découle (intégration ou non).
  7. Vérifier périodiquement que les preuves satisfont aux exigences et ajuster le processus si nécessaire.

6) Exemple concret pour un organisme

Un organisme de formation en bureautique a mis en place une veille partagée via un tableur collaboratif. Chaque formateur est invité à y noter les nouveautés logicielles et les articles repérés sur des blogs spécialisés. Une fois par trimestre, une réunion d’équipe synthétise les apports : décision de mettre à jour un module sur un nouveau traitement de texte, intégration d’une fonctionnalité. Le tableur devient la preuve avec des liens, dates et commentaires d’analyse. Ainsi, lors de l’audit, l’organisme peut démontrer un processus vivant et exploité, couvrant à la fois les aspects technologiques et pédagogiques.

7) Checklist anti-non-conformité

Évolutions récentes

Les exigences de l’indicateur 25 s’inscrivent dans une logique professionnelle évolutive. Les organismes peuvent se tenir informés via les publications des branches, les événements pédagogiques et les sites institutionnels dédiés à la formation. Une consultation régulière des newsletters spécialisées et des outils de veille collaboratifs aide à maintenir une pratique à jour. Dernière vérification éditoriale : 3 juin 2026.

FAQ

Qu’est-ce que l’indicateur 25 Qualiopi ?

Il demande à l’organisme de démontrer une veille pédagogique et technologique structurée pour actualiser ses formations.

Quelle est la différence avec l’indicateur 23 ?

L’indicateur 23 porte sur la veille légale et réglementaire, tandis que le 25 se concentre sur les évolutions pédagogiques et technologiques.

Dois-je utiliser un outil spécifique ?

Non, le Référentiel National Qualité ne prescrit aucun outil. Un simple fichier partagé peut convenir s’il est structuré et régulièrement alimenté.

Peut-on être non-conforme avec des preuves mais sans processus écrit ?

Oui, l’absence de formalisation est souvent relevée. L’auditeur attend une description du processus et sa mise en œuvre effective.

Comment faire pour un tout petit organisme ?

La démarche doit être proportionnée. Un formateur indépendant peut démontrer sa veille via des abonnements ciblés et des notes d’analyse.

À quelle fréquence actualiser la veille ?

La fréquence dépend du secteur et doit être justifiée. Les preuves doivent couvrir une période cohérente avec le cycle d’audit.

Un abonnement à une revue est-il une preuve suffisante ?

Non, cela montre une collecte mais pas une veille active. Il faut prouver que les informations sont lues, analysées et qu’elles impactent les formations.

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Sources : Guide de lecture du Référentiel national qualité · France Compétences. Contenu informatif, à valider par un référent Qualiopi.