L’indicateur 25 du Référentiel National Qualité exige une veille pédagogique et technologique structurée. Découvrez les non-conformités récurrentes et les mesures correctives pour démontrer votre investissement lors de l’audit.
Pour l’indicateur 25, il ne suffit pas de collecter des informations ; il faut un processus formalisé de veille pédagogique et technologique, avec des sources identifiées, une analyse régulière et des preuves d’exploitation. Conservez traces des décisions d’amélioration des formations issues de cette veille. Un simple abonnement à une newsletter ne constitue pas une preuve suffisante.
L’indicateur 25 exige la mise en œuvre d’une veille pédagogique et technologique formalisée, permettant d’actualiser les formations en fonction des évolutions du secteur.
Pour se conformer, l’organisme doit identifier des sources pertinentes, collecter régulièrement des informations, les analyser et tracer les décisions d’amélioration qui en découlent. Les preuves doivent montrer un processus vivant et exploité, pas une simple compilation. La démarche s’adapte à la taille et au secteur de l’organisme.
L’indicateur 25, relevant du critère 6 du Référentiel National Qualité, demande au prestataire de démontrer qu’il conduit une veille structurée sur les évolutions pédagogiques et technologiques en lien avec ses formations. Cette veille ne se limite pas à une collecte passive d’informations : elle implique une identification de sources, une analyse régulière et une traçabilité des décisions prises. L’objectif est de prouver que l’organisme s’inscrit dans une dynamique d’actualisation continue de son offre, en phase avec les pratiques de son secteur. Aucun outil ni fréquence n’est imposé par les textes relatifs à la certification Qualiopi, mais l’auditeur vérifie la cohérence et l’effectivité du dispositif sur la période audité.
| Non-conformité | Cause | Correction |
|---|---|---|
| Absence de processus formalisé de veille | Méconnaissance de l’exigence ou manque de structuration | Élaborer un document décrivant le processus : fréquence, sources, responsabilités |
| Veille limitée à un seul domaine (ex. seulement technologique) | Interprétation restrictive de l’indicateur | Intégrer des sources pédagogiques (nouvelles méthodes, innovations andragogiques, etc.) |
| Pas de preuve d’exploitation de la veille | Manque de lien entre la veille et les mises à jour effectives | Conserver des comptes rendus d’analyse et les décisions prises (modifications de programmes, intégration d’outils) |
| Sources obsolètes ou non diversifiées | Routine sans remise en question | Réviser régulièrement la liste des sources et en intégrer de nouvelles |
| Veille non actualisée (preuves trop anciennes) | Oubli de mise à jour périodique | Planifier des actions de veille à intervalles réguliers et documenter |
| Confusion avec la veille légale ou métier | Mauvaise compréhension des indicateurs 23/24/25 | Distinguer clairement chaque type de veille et séparer les processus |
La qualification d’une non-conformité (mineure ou majeure) relève de l’appréciation de l’auditeur, en fonction de l’écart constaté par rapport à l’indicateur 25. Une non-conformité mineure peut être prononcée si le processus de veille existe mais présente des lacunes ponctuelles (ex. preuves partielles, fréquence insuffisante). Une non-conformité majeure traduit un défaut systématique : absence totale de processus, aucune preuve tangible sur l’ensemble de la période, ou veille inexistante. Les conséquences diffèrent selon le type : une non-conformité mineure impose un plan d’action correctif et la transmission de preuves à l’organisme certificateur ; une non-conformité majeure peut entraîner un refus de certification initiale ou, en audit de surveillance, une décision de suspension ou de retrait. Dans tous les cas, le prestataire doit corriger l’écart dans les délais impartis.
| Type de preuve | Exemples concrets | Points de vigilance |
|---|---|---|
| Plan de veille | Document formalisé listant les sources, la fréquence, les responsables | Personnaliser selon l’activité ; ne pas copier un modèle générique |
| Liste de sources | Captures d’écran de sites, abonnements à des revues, inscriptions à des conférences | Diversifier et dater ; montrer l’accès effectif aux sources |
| Comptes rendus d’analyse | Synthèse des informations collectées avec commentaires sur l’impact pour vos formations | Prouver que l’information est triée et analysée, pas seulement collectée |
| Traces de mises à jour | Comparaison de programmes avant/après, fiches de modification de contenu | Relier explicitement la mise à jour à un élément de veille |
| Agenda de veille | Calendrier avec des actions récurrentes (revues mensuelles, etc.) | L’agenda seul ne suffit pas ; il doit être accompagné de traces d’exécution |
| Échanges avec des experts/formateurs | Mails, comptes rendus de réunions pédagogiques discutant des innovations | Démontrer que la veille est participative et intégrée à la vie de l’organisme |
Un organisme de formation en bureautique a mis en place une veille partagée via un tableur collaboratif. Chaque formateur est invité à y noter les nouveautés logicielles et les articles repérés sur des blogs spécialisés. Une fois par trimestre, une réunion d’équipe synthétise les apports : décision de mettre à jour un module sur un nouveau traitement de texte, intégration d’une fonctionnalité. Le tableur devient la preuve avec des liens, dates et commentaires d’analyse. Ainsi, lors de l’audit, l’organisme peut démontrer un processus vivant et exploité, couvrant à la fois les aspects technologiques et pédagogiques.
Les exigences de l’indicateur 25 s’inscrivent dans une logique professionnelle évolutive. Les organismes peuvent se tenir informés via les publications des branches, les événements pédagogiques et les sites institutionnels dédiés à la formation. Une consultation régulière des newsletters spécialisées et des outils de veille collaboratifs aide à maintenir une pratique à jour. Dernière vérification éditoriale : 3 juin 2026.
Il demande à l’organisme de démontrer une veille pédagogique et technologique structurée pour actualiser ses formations.
L’indicateur 23 porte sur la veille légale et réglementaire, tandis que le 25 se concentre sur les évolutions pédagogiques et technologiques.
Non, le Référentiel National Qualité ne prescrit aucun outil. Un simple fichier partagé peut convenir s’il est structuré et régulièrement alimenté.
Oui, l’absence de formalisation est souvent relevée. L’auditeur attend une description du processus et sa mise en œuvre effective.
La démarche doit être proportionnée. Un formateur indépendant peut démontrer sa veille via des abonnements ciblés et des notes d’analyse.
La fréquence dépend du secteur et doit être justifiée. Les preuves doivent couvrir une période cohérente avec le cycle d’audit.
Non, cela montre une collecte mais pas une veille active. Il faut prouver que les informations sont lues, analysées et qu’elles impactent les formations.
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Centraliser mes preuves QualiopiSources : Guide de lecture du Référentiel national qualité · France Compétences. Contenu informatif, à valider par un référent Qualiopi.