Indicateurs 30, 31, 32Processus d'écoute

Critère 7 Qualiopi : Recueil et prise en compte des appréciations et des réclamations

En bref

Le critère 7 du Référentiel National Qualité impose aux organismes de formation de recueillir et d’exploiter les appréciations et réclamations de leurs parties prenantes. Il s’articule autour de trois indicateurs (30, 31, 32) qui forment une boucle d’écoute et d’amélioration continue. L’auditeur vérifie la réalité des dispositifs et leur impact sur les prestations. Cette page détaille les exigences et présente des solutions concrètes.

Définition courte

Le critère 7 du RNQ oblige l'organisme de formation à recueillir et exploiter les appréciations et réclamations de toutes les parties prenantes pour améliorer ses prestations.

Résumé opérationnel

L'organisme met en place un recueil structuré des appréciations (ind. 30), un processus de traitement des réclamations (ind. 31) et une boucle d'amélioration continue (ind. 32). En audit, il présente les outils de collecte, les enregistrements des réclamations, les analyses et les actions correctives mises en œuvre.

Méthode éditoriale : cette page est une synthèse informative fondée sur le Guide de lecture du Référentiel national qualité et les sources officielles de la formation professionnelle. Elle ne remplace pas l'avis d'un certificateur, d'un auditeur ou d'un référent Qualiopi. Dernière vérification : 3 juin 2026. En savoir plus.
Sommaire
  1. Ce que vise le critère 7
  2. Les indicateurs rattachés au critère 7
  3. Niveau attendu en audit pour le critère 7
  4. Preuves transverses à fournir
  5. Méthode pour satisfaire au critère 7
  6. Non-conformités fréquentes et comment les éviter
  7. Conseils de mise en œuvre

Ce que vise le critère 7

Le critère 7 du Référentiel National Qualité positionne l’écoute des parties prenantes comme un pilier de la démarche qualité. Il ne s’agit pas seulement de recueillir des avis, mais de structurer la remontée d’information pour nourrir une amélioration continue tangible. L’organisme de formation doit démontrer qu’il interroge l’ensemble des acteurs concernés par ses prestations — bénéficiaires, financeurs, équipes pédagogiques et, le cas échéant, entreprises d’accueil — et qu’il traite formellement les réclamations. Cette approche systématique permet d’identifier les points forts et les axes de progrès, renforçant ainsi la satisfaction et la pertinence des parcours proposés.

Les indicateurs rattachés au critère 7

IndicateurCe qu’exige l’auditeur
30Recueillir les appréciations des parties prenantes : bénéficiaires, financeurs, équipes pédagogiques, entreprises d’accueil le cas échéant. Les modalités de recueil doivent être formalisées.
31Mettre en œuvre un processus de traitement des réclamations, de l’enregistrement à la réponse, avec traçabilité.
32Exploiter les données recueillies pour engager des actions d’amélioration. L’auditeur vérifie le lien entre l’analyse et les mesures correctives.

Niveau attendu en audit pour le critère 7

L’auditeur s’assure que le recueil des appréciations est effectif et couvre bien toutes les catégories de parties prenantes. Il examine les supports utilisés (questionnaires, guides d’entretien), la fréquence de collecte et les taux de réponse. Pour l’indicateur 31, il vérifie l’existence d’un dispositif de réclamation connu des bénéficiaires et disposant d’une procédure écrite. Enfin, l’indicateur 32 est l’un des plus scrutés : l’auditeur veut voir des preuves d’analyse et des actions concrètes issues des remontées. Il peut demander des comptes rendus de revue, des plans d’action et des exemples d’améliorations apportées aux formations ou à l’organisation. Les entretiens avec les formateurs ou les stagiaires viennent étayer la véracité du dispositif.

Preuves transverses à fournir

Les preuves peuvent être mutualisées pour l’ensemble des trois indicateurs. Préparez : la description de votre processus de recueil et de traitement (procédure, logigramme) ; des exemples de questionnaires ou de trames d’entretien ; les synthèses d’appréciations par session ou par période ; le registre des réclamations (date, émetteur, description, réponse apportée, délai) ; les comptes rendus d’analyse et les décisions d’amélioration ; le plan d’action avec suivi des réalisations. Il est capital de montrer le lien entre les données collectées et les décisions. L’auditeur n’attend pas un volume pléthorique, mais une traçabilité claire sur la période récente de l’audit.

Méthode pour satisfaire au critère 7

  1. Identifier l’ensemble des parties prenantes de vos formations.
  2. Choisir les supports de recueil adaptés à chaque public (questionnaire, entretien, plateforme en ligne).
  3. Déployer le recueil à chaque session ou selon une périodicité définie.
  4. Centraliser les données dans un format exploitable.
  5. Mettre à disposition un canal de réclamation (adresse mail, formulaire, téléphone).
  6. Définir les étapes de traitement : accuser réception, analyser, proposer une solution, communiquer au réclamant.
  7. Analyser l’ensemble des remontées en croisant appréciations et réclamations.
  8. Déterminer des actions correctives et préventives, en impliquant les équipes concernées.
  9. Mettre en œuvre ces actions et en assurer le suivi jusqu’à leur réalisation.
  10. Informer les parties prenantes des améliorations apportées, bouclant ainsi la boucle de rétroaction.

Non-conformités fréquentes et comment les éviter

Non-conformitéComment l’éviter
Recueil inexistant pour certaines parties prenantesIdentifier systématiquement tous les acteurs et adapter des outils pour chaque groupe.
Absence de processus formalisé pour les réclamationsRédiger une procédure simple décrivant les étapes, les responsabilités et les délais.
Pas de preuve d’actions d’améliorationConsigner les analyses et les décisions dans des comptes rendus, et archiver les indicateurs de suivi.
Recueil non exploité, classé sans analysePlanifier des revues périodiques avec une synthèse écrite et une priorisation des actions.

Conseils de mise en œuvre

Privilégiez des outils simples et rapides pour ne pas décourager les répondants ; un questionnaire court en ligne donne souvent de meilleurs taux de retour. Communiquez sur l’utilité des remontées : les parties prenantes fournissent plus volontiers des avis lorsqu’elles en voient les effets. Traitez les réclamations avec diligence, en fixant un délai interne raisonnable et en tenant le réclamant informé. Impliquez les formateurs dans l’analyse pour bénéficier de leur expertise métier. Documentez chaque étape, même les évolutions minimes, car elles constituent des preuves. Pensez à l’accessibilité : proposer un questionnaire en version texte adaptée ou un entretien téléphonique pour les publics empêchés peut renforcer l’inclusivité de votre dispositif.

Évolutions récentes

La veille sur les évolutions du Référentiel National Qualité est indispensable. Les publications officielles du ministère du Travail et de France Compétences sont à suivre, de même que les newsletters spécialisées et les outils de veille collaborative pour anticiper les ajustements attendus par les certificateurs. Une attention particulière doit être portée aux guides de lecture publiés par les instances d’accréditation. Dernière vérification éditoriale : 3 juin 2026.

FAQ

Quels sont les parties prenantes à interroger pour l'indicateur 30 ?

Les bénéficiaires de la formation, les financeurs, les équipes pédagogiques, et le cas échéant les entreprises ou structures d'accueil. Toutes les parties impliquées dans les prestations doivent être prises en compte.

Faut-il obligatoirement un outil numérique pour recueillir les appréciations ?

Non, l'essentiel est de disposer d'un dispositif formalisé et traçable. Un questionnaire papier ou un entretien structuré peuvent convenir, à condition d'en conserver les traces. L'outil numérique facilite néanmoins la collecte et l'analyse.

À quelle fréquence le recueil doit-il être réalisé ?

Le rythme n'est pas fixé par les textes. Il doit être suffisant pour refléter une pratique régulière et permettre une amélioration réactive. Une fréquence par session de formation et une enquête annuelle plus large est une approche courante.

Comment définir une réclamation au sens Qualiopi ?

Il s'agit de toute expression de mécontentement adressée à l'organisme concernant ses prestations, que ce soit par un bénéficiaire, un financeur ou un partenaire. Une réclamation doit être formalisée et enregistrée.

Quelles sont les étapes clés du traitement d'une réclamation ?

Accuser réception, analyser la situation, dialoguer avec le réclamant, décider d'une action corrective si nécessaire, mettre en œuvre la solution, clore la réclamation après validation, et enregistrer l'historique. Un délai de réponse raisonnable est attendu.

L'auditeur demande-t-il des preuves d'amélioration datant de combien de temps ?

Il examine une période récente, cohérente avec le cycle d'audit. Vous devez montrer des actions mises en œuvre depuis le dernier audit ou une démarche continue sur les derniers mois. Aucune durée minimale n'est imposée, mais les évolutions doivent être tangibles.

Que faire si les appréciations sont globalement positives et les réclamations inexistantes ?

L'organisme doit tout de même démontrer un recueil actif et une analyse. L'absence de réclamation ne dispense pas du processus. Vous pouvez présenter les retours positifs et les pistes d'amélioration identifiées via les questionnaires même sans critique explicite.

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Sources : Guide de lecture du Référentiel national qualité · France Compétences. Contenu informatif, à valider par un référent Qualiopi.