Le critère 1 de la certification Qualiopi, fondé sur le Référentiel national qualité, impose aux organismes de formation de fournir une information transparente et actualisée sur leur offre. Il englobe trois dimensions : la description des prestations, la publication d’indicateurs de résultats et le taux d’obtention des certifications professionnelles. Respecter ces obligations, c’est permettre aux bénéficiaires et financeurs de prendre des décisions éclairées.
Le critère 1 Qualiopi exige une information publique claire et à jour sur les prestations de formation. Concrètement, l’organisme doit décrire son offre (contenus, prix, prérequis…), afficher des indicateurs de résultats (nombre de stagiaires, satisfaction…) et, pour les formations certifiantes, le taux d’obtention de la certification. Ces données, accessibles sur le site web ou tout support public, sont vérifiées lors de l’audit.
Obligation de rendre publique une information fiable et actualisée sur l’offre de formation, les résultats et les taux de certification.
L’organisme structure une page publique regroupant le descriptif détaillé des formations, des indicateurs de résultats chiffrés et datés, ainsi que le taux de réussite aux certifications professionnelles préparées. Ces éléments doivent être facilement accessibles depuis la page d’accueil du site et mis à jour selon la périodicité déclarée à l’audit. Le non-respect de ces obligations peut entraîner une non-conformité lors de la certification.
Le critère 1 traduit une exigence de transparence posée par le Référentiel national qualité (RNQ). Il vise à garantir que toute personne intéressée par une formation dispose d’une information complète, exacte et aisément compréhensible avant de s’engager. Cela concerne les particuliers, les entreprises, les financeurs publics ou paritaires.
L’organisme de formation doit ainsi décrire avec précision l’ensemble de ses prestations, qu’elles soient réalisées en présentiel, à distance ou en situation de travail. Les informations à fournir incluent minimalement : les objectifs pédagogiques, le programme, la durée, les modalités d’évaluation, les prérequis, le public visé, le tarif et les conditions de prise en charge, les moyens pédagogiques et techniques, ainsi que les coordonnées de l’organisme.
Au-delà de la description brute, le critère impose également la publication d’indicateurs de résultats (indicateur 2) et du taux d’obtention des certifications professionnelles (indicateur 3) pour les formations qui y préparent. Cette triple exigence renforce la confiance et participe à l’amélioration du marché de la formation professionnelle.
| Indicateur | Exigence clé |
|---|---|
| 1 – Information du public sur l’offre | Publier une information détaillée et à jour sur chaque prestation : objectifs, contenu, durée, modalités, prérequis, public, tarifs, contacts, etc. |
| 2 – Indicateurs de résultats | Présenter des données chiffrées sur l’activité, par exemple le nombre de bénéficiaires, le taux de satisfaction, le taux d’abandon, sur une période de référence clairement indiquée. |
| 3 – Taux d’obtention des certifications | Pour chaque formation préparant à une certification professionnelle enregistrée au RNCP ou au RS, afficher le taux de réussite à la certification. |
Chaque indicateur est examiné lors de l’audit. Les données doivent être accessibles depuis une page publique du site web de l’organisme ou, à défaut, par un autre canal (plaquette, affichage) explicitement mentionné.
Lors de l’audit de certification Qualiopi, l’auditeur vérifie la réalité et l’effectivité de l’information publique. Il ne s’agit pas simplement d’attester que des documents existent, mais que le public peut y accéder sans obstacle et que les données sont fiables.
Concrètement, l’auditeur parcourt le site web de l’organisme pour s’assurer que l’information est trouvable en quelques clics depuis la page d’accueil. Il examine la complétude des descriptifs de formation, la présence des tarifs et des indicateurs. Il contrôle que les indicateurs sont datés et que la période de référence est cohérente. Pour le taux de certification, il vérifie que le calcul est explicité et que la source est l’organisme certificateur.
L’auditeur questionne également la périodicité de mise à jour déclarée par l’organisme et examine les preuves de son respect (historique des modifications, versions sauvegardées). Il peut tester la lisibilité sur différents supports (mobile, navigateurs). Enfin, il s’assure que les informations ne sont pas trompeuses et qu’elles n’induisent pas le public en erreur.
Pour démontrer la conformité au critère 1, l’organisme doit fournir un ensemble de preuves tangibles lors de l’audit. Ces preuves sont dites transverses car elles servent souvent à plusieurs indicateurs.
Ces éléments doivent couvrir l’ensemble du périmètre certifié (déclaration d’activité, catégorie d’actions, éventuels sous-traitants). L’auditeur peut également demander à consulter in situ le site pour vérifier la permanence de l’affichage.
Cette démarche, appliquée rigoureusement, facilite le passage de l’audit et assure une information publique de qualité.
| Non-conformité constatée | Origine probable | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Absence de tarifs sur le site | Croyance que les tarifs peuvent être communiqués uniquement sur devis | Publier au minimum une fourchette ou un tarif de base pour chaque formation. |
| Indicateurs de résultats non datés | Oubli lors de la mise en ligne | Vérifier que chaque indicateur affiche une période de référence (année, semestre). |
| Taux de certification absent pour une formation certifiante | Défaut de suivi avec le certificateur | Contacter l’organisme certificateur pour obtenir les données, ou afficher un message expliquant l’absence temporaire. |
| Information obsolète (ex. programme périmé) | Absence de processus de revue | Mettre en place un rappel calendaire pour réviser le contenu selon la fréquence déclarée. |
| Page d’information difficile à trouver (plus de 3 clics) | Arborescence du site non optimisée | Ajouter un lien direct depuis le pied de page ou le menu « À propos ». |
| Coordonnées incomplètes (adresse postale manquante) | Négligence | Vérifier que les mentions légales incluent toutes les informations de contact requises. |
L’auditeur relève la non-conformité et demande une action corrective. Des non-conformités trop nombreuses peuvent compromettre l’obtention de la certification.
Pour sécuriser la conformité au critère 1, adoptez une approche rigoureuse et anticipatrice. Voici quelques recommandations pratiques.
À ce jour, les textes relatifs au Référentiel national qualité n’ont pas introduit de modification substantielle concernant le critère 1. Une attention particulière doit néanmoins être portée aux attentes des financeurs, qui publient parfois des cahiers des charges imposant des informations complémentaires. Il est donc conseillé de suivre les actualités du ministère du Travail et de la certification professionnelle via leurs canaux officiels. Dernière vérification éditoriale : 3 juin 2026.
Pour une formation non certifiante, vous devez respecter l'indicateur 1 (description détaillée de la prestation) et l'indicateur 2 (indicateurs de résultats). Le taux d'obtention des certifications (indicateur 3) ne s'applique pas. Veillez à inclure a minima les objectifs, le programme, la durée, les modalités pédagogiques, les prérequis, le public visé, les tarifs et les coordonnées.
Oui, l'indicateur 2 s'applique à l'ensemble des prestations entrant dans le périmètre de la certification. Si vous n'avez pas encore d'historique (nouvel organisme), vous pouvez publier une note explicative indiquant que les résultats seront communiqués dès qu'ils seront disponibles, et vous devez vous engager sur une date de première publication.
Le référentiel ne fixe pas de périodicité chiffrée ; c'est à l'organisme de définir sa propre fréquence de mise à jour en fonction de son activité et de ses contraintes. Cette fréquence doit être déclarée à l'audit et il faut être en mesure de démontrer qu'elle est respectée. Une révision annuelle est souvent considérée comme un minimum.
Oui, une page unique peut héberger l'ensemble des informations, à condition que chaque formation soit clairement identifiable et que les données ne créent pas de confusion. Un découpage par onglets ou ancres peut améliorer la lisibilité. L'essentiel est l'accessibilité et la complétude.
Le taux se calcule en rapportant le nombre de stagiaires ayant obtenu la certification au nombre de stagiaires présentés à la session d'examen sur une période donnée. Les modalités de calcul peuvent être précisées par l'organisme certificateur. Assurez-vous d'utiliser une période cohérente et de l'indiquer clairement. Si plusieurs sessions existent, il est d'usage de publier un taux consolidé ou par session.
L'information doit refléter l'organisation réelle. Si le recours à un sous-traitant est ponctuel ou systématique, il est recommandé de le mentionner dans la fiche descriptive (intervenant externe, partenaire). L'auditeur vérifiera que le public n'est pas induit en erreur sur l'identité du prestataire. Les coordonnées à afficher restent celles de l'organisme principal.
Pour les formations en apprentissage, des informations spécifiques peuvent être exigées, comme le rythme d'alternance et les modalités de contrat. Reportez-vous aux dispositions du code du travail et aux éventuelles exigences des OPCO. Le critère 1 s'applique, mais il peut être utile de se référer à la fiche RNCP de la certification pour les taux et les attendus.
Centralisez les éléments qui démontrent votre conformité, prêts pour l'auditeur.
Centraliser mes preuves QualiopiSources : Guide de lecture du Référentiel national qualité · France Compétences. Contenu informatif, à valider par un référent Qualiopi.