QualiopiNon-conformités

Non-conformités fréquentes de l’indicateur 24 Qualiopi : veille métiers, emplois et compétences

L’indicateur 24 du Référentiel National Qualité exige une veille sur les évolutions des métiers, emplois et compétences liés aux prestations de formation. Découvrez les points de vigilance et les non-conformités les plus courantes pour réussir votre audit Qualiopi.

En bref

L’indicateur 24 évalue la veille métiers, emplois et compétences. Les non-conformités fréquentes incluent une documentation insuffisante, un manque de lien avec les formations ou une confusion avec d’autres veilles. Pour les éviter, formalisez un processus de veille ciblé, archivez les preuves et montrez leur impact sur l’actualisation des programmes.

Définition courte

L’indicateur 24 Qualiopi impose à l’organisme de formation de démontrer une veille active sur les évolutions des métiers et compétences liées à ses formations.

Résumé opérationnel

Pour y parvenir, il est conseillé de mettre en place un processus structuré de veille, de collecter des preuves tangibles (sources consultées, analyses) et d’associer cette veille aux programmes de formation. Les non-conformités courantes peuvent être évitées avec une documentation rigoureuse et régulière.

Méthode éditoriale : cette page est une synthèse informative fondée sur le Guide de lecture du Référentiel national qualité et les sources officielles de la formation professionnelle. Elle ne remplace pas l'avis d'un certificateur, d'un auditeur ou d'un référent Qualiopi. Dernière vérification : 3 juin 2026. En savoir plus.
Sommaire
  1. Rappel de l’attendu officiel de l’indicateur 24
  2. Non-conformités les plus fréquentes
  3. Non-conformité mineure vs majeure et conséquences
  4. Les preuves qui sécurisent l’indicateur 24
  5. Plan d’action correctif type
  6. Exemple concret pour un organisme
  7. Checklist anti-non-conformité

Rappel de l’attendu officiel de l’indicateur 24

L’indicateur 24 Qualiopi, inscrit dans le critère 6 (« Inscription et investissement du prestataire dans son environnement professionnel »), évalue la capacité de l’organisme de formation à réaliser une veille sur les évolutions des métiers, des emplois et des compétences dans les secteurs professionnels en lien avec ses prestations. Cette veille doit également prendre en compte les besoins des bénéficiaires. Concrètement, l’auditeur vérifie que l’organisme dispose de sources d’information actualisées et qu’il les exploite pour adapter ses formations. L’absence de preuves tangibles ou de lien avec l’activité constitue un risque de non-conformité.

Non-conformités les plus fréquentes

Non-conformitéCause fréquenteCorrection suggérée
Absence de documentation sur la veilleProcessus non formaliséMettre en place un outil de suivi des sources consultées et des synthèses périodiques
Veille non actualiséeManque de régularitéPlanifier des points de veille à fréquence définie et en conserver les traces
Veille déconnectée des prestationsSources trop généralistesCibler les sources spécifiques aux secteurs professionnels couverts par vos formations
Preuves insuffisantes ou non pertinentesConservation aléatoireArchiver systématiquement les éléments : captures, comptes rendus, études, échanges professionnels
Confusion avec la veille légale ou pédagogiqueMéconnaissance de l’indicateurDistinguer clairement la veille métiers/emplois/compétences des autres veilles exigées par Qualiopi

Non-conformité mineure vs majeure et conséquences

Lors d’un audit Qualiopi, l’indicateur 24 peut donner lieu à deux niveaux d’écart. Une non-conformité mineure est retenue si la veille existe mais comporte des lacunes : preuves incomplètes, fréquence insuffisante, lien peu explicite avec les formations. L’organisme reçoit alors une demande d’action corrective avec un délai pour s’y conformer. Une non-conformité majeure est prononcée en cas d’absence totale de veille ou de processus inexistant. Cet écart peut entraîner une non-obtention de la certification ou, si elle est déjà délivrée, un retrait partiel ou total. Il est donc essentiel de documenter rigoureusement cette activité.

Les preuves qui sécurisent l’indicateur 24

Type de preuveExemples
Sources de veilleSites institutionnels sectoriels, rapports de branches, études prospectives, articles spécialisés
Traces de consultationHistorique de navigation, abonnements newsletters, participation à des événements professionnels
Analyses et synthèsesComptes rendus de réunions thématiques, notes de synthèse, tableaux de bord des tendances
Liens avec les formationsMises à jour de programmes justifiées par la veille, argumentaires de conception
Échanges avec les professionnelsComptes rendus de rencontres avec des entreprises, des branches ou des fédérations

Plan d’action correctif type

  1. Identifier les secteurs professionnels concernés par vos prestations.
  2. Lister les sources pertinentes (sites officiels, études, acteurs clés).
  3. Mettre en place un outil de collecte et d’archivage (fichier partagé, outil de curation).
  4. Planifier des actions régulières de veille (hebdomadaire, mensuelle).
  5. Rédiger des synthèses périodiques mettant en évidence les impacts sur vos formations.
  6. Former les équipes à la distinction des différents types de veille.
  7. Assurer une traçabilité constante pour préparer l’audit.

Exemple concret pour un organisme

Un organisme de formation en comptabilité a mis en place une veille active : il suit les publications de l’Ordre des experts-comptables, les rapports de l’Observatoire des métiers de la comptabilité, et participe à des rencontres professionnelles. Chaque trimestre, une note de synthèse est rédigée, identifiant les nouvelles compétences attendues (ex. norme IFRS, outils digitaux). Cette synthèse alimente la mise à jour des modules de formation. Toutes les pièces (sources, comptes rendus, synthèses) sont conservées dans un dossier numérique dédié, prêt pour l’audit. Cette démarche a satisfait l’auditeur lors de la certification.

Checklist anti-non-conformité

Évolutions récentes

La veille exigée par l’indicateur 24 doit couvrir les tendances sectorielles, les évolutions des métiers et les besoins en compétences des bénéficiaires. Une veille formalisée, régulière et reliée aux programmes de formation constitue le socle d’une réponse conforme. Les organismes peuvent s’appuyer sur des sources multiples et des échanges avec les professionnels pour enrichir leur démarche. Dernière vérification éditoriale : 3 juin 2026.

FAQ

Qu’est-ce que l’indicateur 24 Qualiopi ?

Il s’agit de l’exigence du Référentiel National Qualité portant sur la veille des évolutions métiers, emplois et compétences en lien avec les prestations de formation.

Quelles preuves sont acceptées pour justifier la veille ?

L’auditeur accepte diverses preuves : sources consultées, captures d’écran, comptes rendus de salons ou réunions, études sectorielles, et tout document montrant le lien avec les formations.

Faut-il une veille distincte pour chaque formation ?

Non, une veille globale par secteur d’activité suffit, à condition qu’elle couvre l’ensemble des métiers et compétences visés par vos prestations.

Quelle fréquence de mise à jour est attendue ?

Aucune périodicité chiffrée n’est imposée. L’organisme doit démontrer une veille régulière, cohérente avec le rythme d’évolution des secteurs concernés.

Comment distinguer la veille métiers de la veille pédagogique ?

La veille métiers cible les compétences professionnelles et l’emploi, tandis que la veille pédagogique porte sur les méthodes d’apprentissage. Chacune fait l’objet d’un indicateur distinct.

L’auditeur peut-il demander des preuves externes ?

Oui, il peut exiger des traces concrètes : historiques de navigation, échanges avec des professionnels, participation à des événements, etc.

Que risque-t-on en cas de non-conformité sur cet indicateur ?

Une non-conformité mineure impose un plan d’action correctif. Une non-conformité majeure peut compromettre l’obtention ou le maintien de la certification.

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Sources : Guide de lecture du Référentiel national qualité · France Compétences. Contenu informatif, à valider par un référent Qualiopi.