Indicateur 1Points de vigilance

Indicateur 1 Qualiopi : les non-conformités fréquentes et comment les éviter

L’indicateur 1 du référentiel Qualiopi impose une information transparente et accessible au public sur l’ensemble des prestations de formation. Pourtant, lors des audits, des écarts récurrents sont constatés, souvent liés à des oublis de mentions obligatoires ou à un défaut de mise à jour. Cette page détaille ces non-conformités et propose des actions correctives concrètes pour sécuriser votre certification.

En bref

L’indicateur 1 exige que toute personne intéressée ait accès, avant de s’engager, à une information claire et exhaustive sur chaque prestation : objectifs, contenu, prérequis, durée, modalités, tarifs, résultats attendus. Les non-conformités surviennent souvent quand des détails sont manquants (ex. : tarifs non publiés) ou que les supports ne sont pas actualisés, rendant l’information trompeuse.

Définition courte

L’indicateur 1 du référentiel Qualiopi vérifie que l’organisme de formation diffuse une information précise, complète et à jour sur son offre de formation, accessible à tout public avant contractualisation.

Résumé opérationnel

Pour satisfaire l’indicateur 1, il faut publier une description détaillée de chaque formation (contenu, prérequis, durée, tarif…) sur tous les canaux utilisés (site web, plaquettes). Les preuves doivent démontrer l’accessibilité et l’actualisation régulière de ces informations. Une revue périodique et des captures d’écran horodatées sont des bonnes pratiques.

Méthode éditoriale : cette page est une synthèse informative fondée sur le Guide de lecture du Référentiel national qualité et les sources officielles de la formation professionnelle. Elle ne remplace pas l'avis d'un certificateur, d'un auditeur ou d'un référent Qualiopi. Dernière vérification : 3 juin 2026. En savoir plus.
Sommaire
  1. Rappel de l’attendu officiel de l’indicateur 1
  2. Non-conformités les plus fréquentes
  3. Non-conformité mineure vs majeure et conséquences
  4. Les preuves qui sécurisent l’indicateur 1
  5. Plan d’action correctif type
  6. Exemple concret pour un organisme
  7. Checklist anti-non-conformité

Rappel de l’attendu officiel de l’indicateur 1

L’indicateur 1 s’inscrit dans le critère 1 du référentiel : « Information du public sur les prestations ». Il impose que l’organisme de formation mette à disposition du public, avant toute inscription ou contractualisation, des informations détaillées et actualisées sur l’ensemble de ses prestations. Ces informations doivent porter sur les objectifs, le contenu, les prérequis, la durée, les modalités d’organisation et de suivi, les tarifs, ainsi que les résultats attendus. L’affichage peut se faire via un site internet, des plaquettes, des affichages physiques ou tout autre support. L’auditeur vérifiera la complétude, la cohérence et l’accessibilité de ces informations. Une attention particulière est portée à l’actualisation : des mentions périmées peuvent être source de non-conformité.

Non-conformités les plus fréquentes

Non-conformité observéeCause fréquenteAction corrective
Absence de tarifs affichésOubli de la grille tarifaire ou peur de la transparencePublier une grille tarifaire détaillée avec conditions de prise en charge
Objectifs de formation trop vagues ou absentsRédaction rapide sans déclinaison par programmeRédiger des objectifs pédagogiques mesurables pour chaque formation
Prérequis non mentionnésSupposition que le public est avertiIndiquer clairement les prérequis (niveau, expérience, matériel)
Informations obsolètes (dates, intervenants)Absence de processus de revue périodiqueMettre en place une revue mensuelle et des alertes de mise à jour
Supports non accessibles (site en maintenance, lien cassé)Problème technique non anticipéTester régulièrement l’accessibilité et prévoir un plan de secours

Non-conformité mineure vs majeure et conséquences

En audit Qualiopi, une non-conformité mineure correspond à un écart ponctuel qui n’impacte pas fondamentalement la qualité de l’information diffusée. Par exemple, un oubli isolé de date de mise à jour peut être classé mineur. Une non-conformité majeure, en revanche, signale un manquement récurrent ou systémique, comme l’absence totale de tarifs pour l’ensemble des formations. La conséquence directe dépend du type d’audit : en audit initial, une non-conformité majeure peut entraîner un refus de certification ; en surveillance, elle peut déclencher un audit supplémentaire ou un retrait si elle n’est pas corrigée dans les délais. Il est donc crucial de traiter chaque écart avec soin, même mineur, pour éviter une dégradation lors de l’audit suivant.

Les preuves qui sécurisent l’indicateur 1

Type de preuveDescriptionExemples
Captures d’écran horodatéesPreuve visuelle et datée de l’affichage en lignePage d’accueil du site, fiche formation avec tarifs et prérequis
Supports physiquesPlaquettes, affiches, flyers diffusés dans les locauxPlaquette programme avec informations complètes, affiche tarifaire
Liens fonctionnelsVérification de l’accessibilité en temps réelURL valide pointant vers la page dédiée, test de navigation
Historique des mises à jourTraçabilité des modifications apportées aux supportsJournal des versions, copies d’écran avant/après
Documentation des processusProcédure écrite décrivant la gestion de l’informationProcédure de revue trimestrielle, fiche de contrôle

Plan d’action correctif type

  1. Inventorier tous les canaux de diffusion : recensez supports web, réseaux sociaux, plaquettes, affichage physique.
  2. Vérifier l’exhaustivité des informations : pour chaque prestation, contrôlez la présence des objectifs, contenu, prérequis, durée, modalités, tarifs et résultats.
  3. Corriger les écarts identifiés : complétez les informations manquantes et actualisez celles devenues obsolètes.
  4. Mettre en place une revue périodique : définissez une fréquence (ex. mensuelle) et un responsable pour contrôler tous les supports.
  5. Formaliser une procédure : rédigez une note interne détaillant les étapes de vérification et de mise à jour, puis archivez-la.
  6. Constituer le dossier de preuves : réalisez des captures d’écran horodatées de chaque support et conservez-les pour l’audit.

Exemple concret pour un organisme

Un organisme proposant trois formations en présentiel et deux en distanciel a constaté, lors d’un autodiagnostic, que sa page internet mentionnait des dates de session périmées et n’affichait pas les tarifs de la formation « Bureautique avancée ». De plus, la plaquette papier distribuée lors des portes ouvertes omettait les prérequis. Après identification des écarts, l’organisme a mis à jour les dates en ligne, ajouté une grille tarifaire téléchargeable et réimprimé les plaquettes avec les prérequis. Il a instauré une revue mensuelle des supports par la responsable qualité, avec captures d’écran datées stockées dans un dossier partagé. Lors de l’audit, ces preuves ont démontré la conformité et la rigueur de l’actualisation.

Checklist anti-non-conformité

Avant l’audit, passez en revue les points suivants :

Évolutions récentes

Les textes relatifs à la certification Qualiopi peuvent évoluer. Il est essentiel de consulter régulièrement les sites du ministère du Travail et de France Compétences pour prendre connaissance d’éventuelles actualisations. Participer à des échanges professionnels ou à des sessions d’information permet de compléter cette veille de manière pragmatique. Dernière vérification éditoriale : 3 juin 2026.

FAQ

Qu’est-ce que l’indicateur 1 Qualiopi ?

L’indicateur 1 concerne l’information du public sur les prestations. Il vérifie que l’organisme de formation diffuse, avant toute inscription, des informations complètes et à jour sur son offre, incluant objectifs, contenus, prérequis, durée, modalités, tarifs et résultats attendus.

Quelles informations doivent obligatoirement figurer ?

Doivent apparaître les objectifs pédagogiques, le contenu détaillé, les prérequis éventuels, la durée, les modalités d’organisation et de suivi, les tarifs et les résultats attendus de la formation.

Comment prouver l’actualisation des informations ?

Des captures d’écran horodatées des pages web, des exemplaires physiques avec date d’édition, ou un journal de mises à jour constituent des preuves solides. Une procédure de revue régulière renforce la démonstration.

Un site internet est-il obligatoire pour l’indicateur 1 ?

Non, le référentiel n’impose pas de site web. L’information peut être diffusée par tout moyen (plaquettes, affiches, réseaux sociaux). L’essentiel est que le public y ait accès avant de s’engager.

Qu’est-ce qui différencie une non-conformité mineure d’une majeure pour cet indicateur ?

Une non-conformité mineure est un écart isolé (ex. : un tarif manquant sur une formation secondaire). Une majeure traduit un manquement systématique (ex. : absence totale de tarifs) pouvant remettre en cause la certification.

À quelle fréquence faut-il revoir les informations diffusées ?

Il n’y a pas de périodicité réglementaire, mais une mise à jour doit intervenir dès que nécessaire (changement de programme, de tarif, de date). Une revue structurée, par exemple mensuelle, est une pratique recommandée pour éviter les oublis.

L’auditeur peut-il pénaliser des informations non accessibles temporairement ?

Si une défaillance technique est prouvée et rapidement corrigée, l’auditeur en tiendra compte. Toutefois, une indisponibilité récurrente ou non documentée peut être considérée comme un manquement, car l’accès à l’information doit être garanti au public.

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Sources : Guide de lecture du Référentiel national qualité · France Compétences. Contenu informatif, à valider par un référent Qualiopi.