Structurer une offre de formation en blocs de compétences s’inscrit dans la logique de modularisation promue par le cadre légal de la formation professionnelle. Cette approche répond aux attentes des apprenants, des financeurs et des certificateurs, tout en s’articulant avec les exigences du référentiel national qualité.
Un bloc de compétences est une partie identifiée d'une certification professionnelle, composée d'un ensemble homogène de compétences évaluables. Il permet aux apprenants d'acquérir une certification de manière progressive et de sécuriser leur parcours. Pour les organismes de formation, structurer son offre en blocs favorise la modularisation des parcours et répond à certaines exigences du référentiel national qualité.
Un bloc de compétences est un élément constitutif d'une certification professionnelle, regroupant des compétences spécifiques et faisant l'objet d'une évaluation autonome.
Pour un organisme de formation, proposer des blocs de compétences permet de modulariser les parcours, de répondre aux besoins des financeurs et des apprenants, et de faciliter l'obtention progressive d'une certification. Cette approche est intégrée au référentiel national qualité et peut être examinée lors de l'audit Qualiopi, notamment en lien avec la conception des prestations.
Un bloc de compétences est une composante d’une certification professionnelle. Il s’agit d’un ensemble homogène de compétences évaluables, défini par le certificateur lors de l’enregistrement au RNCP. Chaque bloc correspond à une étape cohérente du parcours de certification et peut être acquis indépendamment des autres. Cette modularité est officialisée par le décret n° 2019-565 du 6 juin 2019 relatif au référentiel national qualité, qui intègre la notion de bloc dans la conception des prestations.
Concrètement, un bloc est décrit par une liste de compétences, des modalités d’évaluation spécifiques et un volume horaire ou un nombre de crédits. Il doit être identifiable en tant que tel dans l’offre de formation. Pour l’organisme de formation, cela implique de décomposer la certification en unités cohérentes, permettant à l’apprenant de valider progressivement l’ensemble de la certification. Cette approche facilite également la capitalisation des acquis et la reconnaissance partielle de la certification.
Les blocs de compétences répondent à plusieurs objectifs. Pour les apprenants, ils permettent de sécuriser un parcours de formation en validant des étapes intermédiaires, ce qui peut renforcer la motivation et faciliter l’insertion professionnelle. Ils offrent la possibilité de se former de manière échelonnée, en fonction de son projet ou de ses contraintes.
Pour les organismes de formation, structurer son offre en blocs permet de proposer des parcours modulaires adaptés à la demande, de diversifier les sources de financement et de répondre aux exigences de certains financeurs publics qui imposent une organisation en blocs. C’est également un levier pour améliorer la conception pédagogique, en décomposant les objectifs en unités clairement évaluables. Enfin, dans le cadre de la certification Qualiopi, la formalisation des blocs contribue à démontrer la cohérence du processus de réalisation des prestations.
Le référentiel national qualité (RNQ), issu du décret n° 2019-565, intègre la notion de bloc de compétences dans plusieurs indicateurs. En particulier, l’indicateur concernant la conception des prestations prévoit que l’organisme décrive les blocs de compétences lorsqu’il propose une certification professionnelle enregistrée au RNCP. Lors de l’audit Qualiopi, l’auditeur vérifie la cohérence entre les blocs proposés et le référentiel de certification, ainsi que leur adéquation avec les objectifs visés.
La structuration en blocs peut également influencer l’appréciation portée sur la capacité de l’organisme à adapter ses prestations aux publics (accessibilité, individualisation). Elle n’est pas obligatoire pour toutes les formations, mais dès lors que l’organisme s’engage dans une modularisation, il doit être en mesure de démontrer qu’elle respecte les exigences du RNQ et des financeurs concernés.
Voici les étapes clés pour intégrer des blocs de compétences dans une offre de formation :
Cette démarche peut nécessiter une coordination avec le certificateur et une inscription au RNCP le cas échéant. L’organisme doit également s’assurer que ses pratiques sont conformes aux exigences de preuves de l’audit Qualiopi.
| Aspect | Vigilance |
|---|---|
| Inscription au RNCP | Ne pas proposer de blocs si la certification n’est pas enregistrée au RNCP (hors certifications professionnelles). |
| Cohérence interne | Chaque bloc doit être évaluable isolément, sans dépendre d’une autre partie de la certification. |
| Adéquation avec le public | Adapter les parcours bloqués aux contraintes individuelles (aménagements horaires, accessibilité). |
| Communication | Ne pas laisser entendre que l’obtention d’un bloc équivaut à la certification complète. |
| Processus de capitalisation | Prévoir un système de traçabilité pour suivre les blocs acquis par chaque apprenant. |
| Évolution des référentiels | Mettre à jour les blocs en cas de révision de la certification pour maintenir la validité. |
Ces points, sans être exhaustifs, rappellent que la modularisation engage la responsabilité de l’organisme sur la fiabilité et la transparence de son offre.
| Erreur | Risque |
|---|---|
| Confondre bloc et module de formation | Incohérence pédagogique, rejet par le financeur ou non-conformité RNQ. |
| Multiplier les blocs sans lien avec le réel | Offre illisible, difficulté à évaluer, lourdeur administrative. |
| Négliger l’évaluation autonome de chaque bloc | Impossibilité de valider partiellement la certification, remise en cause lors de l’audit. |
| Ignorer les exigences du certificateur | Risque de délivrance de blocs non reconnus, impact sur la réputation. |
| Absence de preuve de capitalisation | Non-conformité avec l’indicateur du RNQ sur la traçabilité des acquis. |
Ces erreurs, souvent liées à une méconnaissance du cadre réglementaire, peuvent être évitées par une veille active et un accompagnement juridique si nécessaire.
Pour tirer parti des blocs de compétences, il est recommandé de les intégrer dans une stratégie globale de qualité. D’abord, associer étroitement les équipes pédagogiques à la définition des blocs pour garantir leur pertinence métier. Ensuite, communiquer de manière transparente sur les conditions d’obtention et de capitalisation, à la fois dans les supports commerciaux et les documents contractuels.
Côté Qualiopi, constituer un dossier de preuves solide : fiches descriptives de blocs, grilles d’évaluation, attestations de réussite, procédures de mise à jour. Mettre en avant la modularisation comme un atout d’adaptation aux besoins individuels, ce qui peut renforcer l’appréciation de l’auditeur sur la personnalisation des parcours. Enfin, impliquer les parties prenantes (branches professionnelles, certificateurs) pour assurer une reconnaissance élargie des blocs délivrés.
Des évolutions récentes, diffusées via les canaux officiels, précisent les modalités de reconnaissance des blocs de compétences dans le cadre du CPF. Il est conseillé de consulter régulièrement les publications du ministère du Travail et de France Compétences. Les organismes peuvent également s’appuyer sur les groupes de travail sectoriels pour anticiper les mises à jour de référentiels de certification. Dernière vérification éditoriale : 3 juin 2026.
Non, cela n’est obligatoire que si la certification visée est enregistrée au RNCP et que l’organisme choisit de proposer une acquisition progressive. Pour d’autres formations, c’est une possibilité et non une exigence réglementaire.
L’auditeur examine la cohérence entre les blocs proposés et le référentiel de certification, la qualité des évaluations associées et la capacité à tracer la capitalisation des blocs. Il peut s’appuyer sur les preuves documentaires fournies par l’organisme.
Oui, un bloc peut être transversal et reconnu dans plusieurs certifications, à condition que les certificateurs l’aient défini comme tel. Cela facilite les passerelles entre métiers et les reconversions.
Un module est une unité pédagogique interne à l’organisme, tandis qu’un bloc relève d’une certification officielle enregistrée au RNCP. Un bloc doit être évalué de façon autonome pour valider des compétences reconnues par le certificateur.
Selon l’activité, le financement peut provenir du CPF pour les certifications éligibles, des OPCO, de France Travail ou d’autres financeurs publics ou privés. Certains dispositifs exigent une structuration en blocs.
Il est recommandé de fournir une attestation de réussite pour chaque bloc, afin de permettre la capitalisation et de justifier la validation partielle de la certification lors d’un audit.
L’organisme doit se tenir informé des mises à jour et adapter ses blocs en conséquence, en lien avec le certificateur. Le maintien de la validité des blocs est essentiel pour la reconnaissance des acquis.
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Centraliser mes preuves QualiopiSources : Guide de lecture du Référentiel national qualité · France Compétences. Contenu informatif, à valider par un référent Qualiopi.