RNCP39243Niveau 3active

Certification Soudeur industriel

Fiche RNCP39243 — certification, certification enregistrée au RNCP portée par plusieurs certificateurs actifs listés sur France Compétences. Données officielles France Compétences.

À surveiller — échéance

Enregistrement actif jusqu’au 27/06/2029. Les conditions applicables aux parcours engagés et à un éventuel renouvellement sont à vérifier auprès du certificateur et de France Compétences. Source : open data France Compétences.

Sur cette fiche
  1. Définition courte
  2. Données officielles
  3. Objectifs et contexte
  4. Compétences et blocs
  5. À qui s’adresse
  6. Voies d’accès
  7. Financement et Qualiopi
  8. Certificateurs et établissements
  9. En pratique pour un organisme
  10. Échéance d’enregistrement
  11. Questions fréquentes

Définition courte

Certification de niveau 3. Cette certification atteste des compétences liées à « Soudeur industriel » et est portée par plusieurs certificateurs actifs listés sur France Compétences.

Données officielles

CodeRNCP39243
IntituléSoudeur industriel
TypeCertification
NiveauNiveau 3 (cadre européen EQF 3)
Certificateurs2 certificateurs actifs listés sur France Compétences
Échéance d’enregistrement27/06/2029
Type d’enregistrementEnregistrement sur demande
Code NSF254s — Soudage, assemblage, pose, d ensembles métalliques et de chaudronnerie
Formacodes23004 (Soudage électrode enrobée) ; 23016 (Soudage MIG MAG) ; 23015 (Soudage TIG)
Code ROMEH2913 — Soudage manuel

La fiche officielle RNCP39243 liste plusieurs établissements certificateurs ou accrédités. Pour connaître l’établissement compétent pour un parcours donné, vérifiez la fiche France Compétences et contactez l’établissement concerné.

Objectifs et contexte

Cette certification joue un rôle clé en permettant aux candidats de valider des compétences spécifiques au métier de soudeur industriel, en phase avec les exigences des entreprises. Il est à noter que le métier de soudeur industriel fait partie des professions où les flux de recrutement sont supérieurs aux flux de personnes formées, à hauteur de deux personnes recrutées pour une personne formée. Le soudeur industriel réalise les assemblages d’éléments métalliques préassemblés. Contrairement aux techniques d’assemblage démontables telles que le vissage et le boulonnage… l’assemblage par soudage est indémontable et permanent. Il est utilisé dans la construction métallique (escaliers, passerelles…), dans l’industrie (pièces automobiles, aéronautiques, naval, nucléaire…), dans la tuyauterie (pour la fabrication de cuves, de réservoirs et de chaudières…), dans la chaudronnerie… L'assemblage par soudage est un procédé de fabrication utilisé pour joindre des pièces métalliques en les faisant fondre localement et en les fusionnant ensemble. Le processus de soudage implique donc l'utilisation d'une source de chaleur intense, telle qu'une flamme ou un arc électrique pour chauffer les surfaces des pièces à assembler jusqu'à ce qu'elles atteignent leur point de fusion. Une fois que les surfaces sont fondues, un matériau de remplissage, appelé métal d'apport, peut être ajouté pour renforcer la jointure ou combler les vides. La fusion et la solidification des surfaces fondues créent une liaison métallurgique entre les pièces, formant une jointure solide et continue. Le type de soudage utilisé dépend des matériaux à assembler (acier, acier-inoxydable, aluminium, cuivre, zirconium…), de la précision requise, des contraintes mécaniques et des autres exigences spécifiques de l'application (épaisseurs, positions verticales/horizontales…). Le soudage offre plusieurs avantages, notamment la possibilité de joindre des pièces de formes complexes, la création de joints solides et durables, et la capacité de conserver les propriétés mécaniques des matériaux de base. Il existe différents types de soudage, tels que le soudage à l'arc, le soudage au gaz et d'autres techniques spécialisées. Chaque type de soudage a ses propres caractéristiques, avantages et limitations, et il est important de choisir le procédé de soudage approprié en fonction des matériaux, des spécifications de conception et des exigences de l'application. Le soudeur industriel est amené à maîtriser un ou plusieurs procédés de soudage. Les procédés les plus utilisés par les soudeurs industriels sont : * SAEE (Soudage à l’Arc à l’Electrode Enrobée) : un courant électrique est généré entre une électrode (la baguette) et les pièces à souder, créant ainsi une chaleur intense faisant fondre les surfaces et créant ainsi une fusion. * TIG : une électrode non fusible généralement en tungstène et la pièce à souder. La protection du bain de fusion est assurée par un gaz de protection inerte : argon, hélium ou un mélange des deux. Selon les caractéristiques du travail à effectuer (épaisseur, géométrie du joint, nature des matériaux à assembler), un métal d’apport sous forme de fil ou de baguette peut être utilisé. * MIG/MAG (Metal Inert/Active Gas) : le soudage MIG et le soudage MAG se distinguent par les gaz utilisés lors de la soudure. Le soudage MIG est utilisé pour souder des métaux tels que l'aluminium, les alliages légers, le cuivre, le nickel et les aciers fortement alliés. Il nécessite l'utilisation d'argon ou de mélanges d'argon et d'hélium pour assurer la stabilité de l'arc. Le soudage MAG est conçu pour souder des aciers non alliés et faiblement alliés. Ces procédés nécessitent la présence d’un métal d’apport alimenté à travers un dévidoir qui pousse le fil de soudage à travers une torche de soudage. Les assemblages par soudage peuvent concerner des pièces allant de plusieurs millimètres à plusieurs centimètres. Pour assurer des pièces de qualité et assurer une jointure solide, le soudeur industriel doit nettoyer les surfaces des pièces à souder en utilisant des brosses métalliques, des solvants, des meuleuses… Il peut être amené à réaliser des chanfreins (biseauter les bords des pièces pour faciliter la pénétration du matériau d’apport) sur les bords des pièces à souder en utilisant des machines adaptées. Dans certains cas particuliers, lors du soudage de matériaux épais, il peut être nécessaire de préchauffer les pièces. Le soudeur industriel prépare son poste de travail en tenant compte des consignes issues des différents documents techniques : * Le dossier de fabrication, regroupant les informations nécessaires à la production et comprenant les plans avec les symboles de soudage qui précisent le procédé à utiliser, les angles, la position… * Le DMOS (Descriptif des Modes Opératoires de Soudage), document regroupant l’ensemble des informations nécessaires pour préparer le soudage : les matières utilisées (tubes, métal d’apport, gaz…), les procédés à mettre en œuvre, les réglages préalables du poste à souder… Suivant les procédés utilisés, il s’assure du bon raccordement en énergie électrique et règle son poste à souder (pression du gaz, vitesse du fil, intensité…) Au travers de sa maîtrise gestuelle, il est le garant de la bonne qualité des travaux et du cordon de soudure réalisé. Il contrôle sa production de manière visuelle, pour détecter les défauts tels que les fissures, les porosités et les manques de fusion. Il peut effectuer les contrôles dimensionnels en utilisant des pieds à coulisse, des jauges de soudures, de gabarits… pour mesurer les épaisseurs, les angles… Il peut effectuer des contrôles par ressuage en utilisant des colorants pour détecter les fissures

Compétences et blocs de compétences

La certification RNCP39243 est structurée en 2 blocs de compétences :

À qui s’adresse cette certification

D’après la fiche officielle, RNCP39243 prépare aux métiers et fonctions suivants :

Voies d’accès

D’après la fiche officielle, les modalités d’accès recensées pour RNCP39243 sont :

La voie de l’expérience (VAE) est ouverte. Les conditions exactes, le dossier à constituer et les modalités d’évaluation se vérifient auprès de l’établissement certificateur ou accrédité. Voir aussi : préparer RNCP39243 par la VAE.

Financement et lien avec Qualiopi

La préparation à cette certification peut être finançable selon le parcours, l’établissement et le dispositif mobilisé (CPF, alternance, plan de développement des compétences, financements publics ou mutualisés). L’éligibilité au CPF doit être vérifiée sur Mon Compte Formation et auprès de l’organisme concerné.

Pour mobiliser des fonds publics ou mutualisés, l’organisme de formation doit être certifié Qualiopi. Cette certification est nécessaire pour l’accès aux financements, mais elle ne suffit pas à autoriser à elle seule la délivrance de cette certification, qui relève du certificateur.

Certificateurs et établissements concernés

RNCP39243 est rattachée aux 2 certificateurs actifs listés sur France Compétences. Les modalités d’habilitation, de partenariat et d’évaluation peuvent dépendre du certificateur compétent.

Voir les 2 établissements certificateurs actifs

Liste des établissements certificateurs actifs (source : France Compétences). Des partenaires habilités peuvent également proposer un parcours.

En pratique pour un organisme de formation

  1. Vérifier que la certification RNCP39243 est active sur France Compétences.
  2. Se rapprocher du certificateur (Union des Industries et des Métiers de la Metallurgie (uimm)) pour connaître les conditions d’habilitation ou de partenariat.
  3. Concevoir un parcours couvrant les blocs de compétences et les modalités d’évaluation prévus par la fiche.
  4. S’assurer que l’organisme est certifié Qualiopi si des financements publics ou mutualisés sont mobilisés.
  5. Suivre l’échéance d’enregistrement et les renouvellements sur France Compétences.

Échéance d’enregistrement

L’enregistrement de RNCP39243 au RNCP est valable jusqu’au 27/06/2029. Cette échéance n’interdit pas la certification : elle peut faire l’objet d’un renouvellement. Vérifiez l’état à jour de la fiche sur France Compétences avant tout engagement.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que la certification RNCP39243 ?

RNCP39243 est une certification professionnelle « Soudeur industriel » de niveau 3, enregistrée au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). Elle est portée par Union des Industries et des Métiers de la Metallurgie (uimm). Son enregistrement est valable jusqu’au 27/06/2029.

Qui peut délivrer cette certification ?

Cette certification est délivrée dans le cadre des 2 certificateurs actifs listés sur France Compétences. Les modalités exactes doivent être vérifiées auprès du certificateur compétent.

Quelles sont les voies d’accès ?

D’après la fiche officielle, les modalités d’accès recensées sont : En contrat d’apprentissage ; Après un parcours de formation continue ; En contrat de professionnalisation ; Par expérience (VAE). Les conditions exactes dépendent de l’établissement et doivent être vérifiées auprès de celui-ci.

Comment financer la préparation à cette certification ?

La préparation peut être finançable selon le parcours, l’établissement et le dispositif mobilisé. L’éligibilité au CPF doit être vérifiée sur Mon Compte Formation et auprès de l’organisme ou de l’établissement concerné. L’accès à certains financements publics ou mutualisés suppose que l’organisme soit certifié Qualiopi.

Cette certification est-elle accessible par la VAE ?

Oui, la certification peut être accessible par la voie de l’expérience (VAE). Les conditions exactes, le dossier à constituer et les modalités d’évaluation doivent être vérifiés auprès de l’établissement certificateur ou accrédité.

Jusqu’à quand cette certification est-elle enregistrée ?

L’enregistrement au RNCP est valable jusqu’au 27/06/2029. Cette échéance peut faire l’objet d’un renouvellement : il convient de vérifier l’état à jour de la fiche sur France Compétences.

Source officielle : fiche RNCP39243 sur France Compétences. Données open data.

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